Afin de justifier la bourse PRAME qui lui est attribuée à l’occasion de son séjour à l’étranger, tout stagiaire devra à la fin de son voyage remplir un dossier de stage (télécharger la version 2007-2008), à envoyer dans un délai maximum d’un mois suite à la fin du stage. C’est aujourd’hui la date butoir en ce qui me concerne, et je trouvais intéressant de revenir sur le contenu de ce rapport.
Voyage en ArgentineVoilà 6 mois que je suis parti, et en une semaine j’ai pu redécouvrir mon pays, ma région. A priori peu de choses avaient changé : l’OM perd toujours, Sarkozy poursuit sa campagne de prévention routière par la répression policière, le pastis est toujours jaune, … Nous avons posé hier soir à 17h58 notre pied sur le sol français, après près de 20h de voyage entre Bogotá, Madrid, Barcelone et enfin Marseille. Les Colombiens à bord en partance de Bogotá ont ri jaune lorsque le commandant de bord a annoncé à Madrid que la température au sol était de -3°C ; Ce n’était guère mieux sur le tarmac marseillais, où nous avons été immédiatement saisi par le froid, en dépit de mon cuir argentin. Ce fut notre toute première impression. Assez étrangement aucun contrôle des papiers ou même des bagages n’a été réalisé, contrairement à Bogotá et à Madrid, où les fouilles se sont trouvées multipliées. Nous avons compris à notre arrivée dans le hall de l’aéroport que les pauvres douaniers travaillant un 31 au soir avait d’autres chats à fouetter qu’une quinzaine de personne arrivant de Barcelone : un vol en provenance du Maghreb avait atterri un peu avant notre propre avion, chacun de ses passagers étant scrupuleusement contrôlé avant d’être accueillis à grand renfort de chants arabes par les innombrables familles dans le hall. Une surprenante atmosphère de souk nous attendait, loin de ce que nous imaginions trouver à notre arrivée, nous rappelant les problématiques de l’Europe face à l’immigration, phénomène auquel l’Amérique Latine n’est que peu sujette. Ce fut notre seconde impression. La troisième impression fut quand un policier s’adressa à moi pour me dire de continuer mon chemin. Il venait de me parler en français, et je lui ai pourtant répondu « gracias ». Je crois que ça y est, je pense en espagnol désormais. La dernière forte impression a été de voir la voiture – une Mégane ou une Laguna – s’arrêter devant le passage piéton sur lequel nous nous apprêtions à poser le pied à notre sortie de l’aéroport. Le conducteur nous fit signe de traverser ; cela faisait six mois que je n’avais pas assisté à un tel phénomène. Je fus très surpris de ce comportement, après 6 mois passés à traverser les rues à mes risques et périls. Et même si je ne pouvais m’empêcher de jurer et de pester contre les conducteurs porteniens, ma surprise me pousse à croire que j’en avais pris l’habitude… Par la suite tout est redevenu comme « normal » : un rendez-vous sur le parking d’un Super U, pour un réveillon entre vieux amis, au Pastis, au Champagne, avec du saumon, du foie gras, des Curly, de la Kronembourg et des galettes à la frangipane… Il y avait même de l’Orangina ! La TV parlait français, les convives également, il n’y avait pas de Fernet Branca, ni de Gancia, ni même une petite Quilmes qui traînait… C’est ainsi que notre vie semble être redevenue soudainement à la normale après six mois à passer de découvertes en découvertes. Comme si rien ne s’était passé, comme si tout n’avait été qu’un long rêve. Cependant, la preuve que ceci n’a pas été un rêve m’a été donnée ce matin à mon réveil : une création graphique dans ma boîte mail, envoyée avec 4h de décalage horaire, qui témoigne du savoir-faire créatif des argentins… Merci Juani de me ramener aux bons souvenirs de cette formidable expérience.
Bonne année à tous. En ce 1er janvier 2008, notre vie prend un tout nouveau tournant. A suivre… Mots-clefs :Célébration, France, RetourLa neige un juillet, dur de s’y accommoder. En revanche, Noël au bord de l’eau, on s’y fait assez bien, même s’il manque un peu de foie gras et de saumon. Car ici, pas de repas de famille traînant en longueur, mais plutôt des sortes de buffet rapides comprenant gaseosas (boissons gazeuses), rôti de porc à la sauce d’ananas, riz au Coca-Cola (!), et autres mangues confites. Mots-clefs :Colombie, Noël, TraditionCa s’appelle Cuarteto de Nos et ça vient d’Uruguay. C’est mon coup de coeur du semestre, un son bien rock qui change un peu du tango et de la cumbia tout en restant pourtant latino-américain. Formé en 1980 à Montevideo, le groupe s’est notamment fait remarquer par la qualité de ses textes, que je ne me lasse pas de découvrir tous les jours un peu plus. Mots-clefs :Cuarteto de Nos, Musique, Rock, Uruguay
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2007
La Oriental, notre parrilla bien argentinePublié par El Gringo dans Souvenirs, Vie à Buenos AiresDu temps où nous habitions encore à Buenos Aires, nous avions coutume de nous rendre à notre parrilla préférée la plus proche, La Oriental, située à une cuadra et demie de notre immeuble. Je me rappelle que le tout premier jour Kiwi croyait qu’on y mangeait asiatique, à cause du nom. Imaginées en 1812 par le général Belgrano, le Sol de Mayo sur fond bleu céleste et blanc représentait le soleil depuis les côtes du Paraná. Mais c’est désormais pour trois nouvelles couleurs que j’écrirai : le jaune pour l’or, le bleu pour la mer et le rouge pour le sang, qui représentent l’histoire Colombienne. Je me propose même pour remplacer le président Uribe. Votez pour moi C’est sur une dernière Quilmes, autour d’un dernier bife de chorizo que s’est terminée tristement l’aventure argentine. Quelques heures de vol plus tard nous étions à Lima, puis enfin à Bogotá, pour une rencontre historique. Car c’est en tant que « messager du vin » que je suis venu auprès du compatriote Toño afin d’agir en qualité de médiateur alors que la guerre du web 2.0 bat son plein, donnant ainsi suite aux quelques tentatives de paix initiées par le compañero Dul. Une réunion pacifiste autour d’une aguardiente et de quelques arepas réchauffant les cœurs en cette nuit froide et pluvieuse. |

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