Une simple recherche sur Google suffit pour comprendre que le phénomène Discorikar est un véritable succès : ce ne sont pas moins de 25700 résultats recensés aujourd’hui par le moteur sur la requête « discorikar », tandis que la vidéo du clip comptabilise à ce jour, tous sites de diffusion compris, plus de 100 000 vues, ce qui en fait la septième vidéo la plus regardée de la semaine sur le web. Même la présentation vidéo de l’Archos 9 laisse entrapercevoir la perruque blonde de notre ami JMBitch !

Alors comment JMBitch alias Jean-Marc a t’il réussi à se construire sur le web une popularité si rapide, si marquée ? Retour sur l’histoire d’un buzz à laquelle je me plais à croire que j’ai un peu participé…

C’est à l’occasion d’un dîner-débat organisé hier soir par M. Alfred Mauro, propriétaire du Don Corleone à Marseille, que JMBitch est revenu, entre deux tournées de Ricard, sur l’histoire et les clés de son succès naissant (cf. vidéo ci-après).

Parti d’un simple délire avec ses amis, le projet Discorikar a peu à peu pris forme grâce notamment à l’entêtement légendaire de JMBitch. Un refrain, puis des couplets, quelques améliorations, puis un enregistrement en studio grâce à une connaissance… JMBitch passe alors à l’élaboration du scénario de son clip, puis aux prises de vues, et au montage. La parodie est fin prête, reste à la lancer sur Internet. Mais pas question de faire un bide. Jijo s’adresse alors à ses collègues de travail, œuvrant dans le domaine du webmarketing, pour déterminer la stratégie à employer.

La première étape a consisté à réaliser et à diffuser une courte bande-annonce, afin de tester d’une part la réceptivité des internautes, mais également le potentiel de viralité des différents canaux de diffusion. Et le pari semble être réussi :

  • D’une part les communiqués de presse portent leur fruit en diffusant largement la vidéo auprès des blogueurs influents, qui s’intéressent au sujet au point de le rediffuser à leur sauce, voire même d’imaginer en avoir la primeur le jour J ;
  • D’autre part les internautes sont littéralement séduits : ces quelques secondes de vidéo valent à JMBitch une première interview sur la webradio EnjoyStation, mais aussi et surtout les encouragements des producteurs de la chanson originale, interprétée par Discobitch !

Désormais, JMBitch est en mesure de savoir où taper, et avec quelle force. Et il ne s’en prive pas, en utilisant notamment à grande échelle les réseaux sociaux tels Facebook, sur lesquels il s’associe à diverses communautés qu’il met à contribution régulièrement afin d’entretenir la curiosité des internautes, mais aussi afin de faire ce que certains appellent pompeusement du SEO 2.0, à savoir optimiser sa visibilité grâce aux outils du web participatif.

Et le résultat ne s’est pas fait attendre : mis en ligne le 10 juin, à midi moins le quart (l’heure du Ricard), comme annoncé, la « parodie de l’été » n’a pas tardé à se diffuser à grande échelle. On la retrouvait dès le jour de sa diffusion sur la Une de La Provence.com, dès le lendemain sur tous les blogs relais de buzz et autres sites fédérateurs tels Abrutis.com et Chauffeur De Buzz). Le surlendemain, le clip passait au Zap Net sur la chaîne LCI. Et dimanche, France Bleu devrait diffuser nationalement une nouvelle interview du jeune marseillais.

Vous l’avez compris, JMBitch ne sait plus trop où trinquer du verre ces derniers temps : le buzz marketing consomme du temps et nécessite que l’on garde la cadence. Mais pas de recette miracle : le buzz ne fonctionne que si la cible adhère au concept que l’on cherche à diffuser et cela, JMBitch l’a bien compris. Seul Ricard finalement goûte moyennement à la parodie, estimant qu’elle donne une image dégradante de la marque et de l’usage qui en est fait. Mais inutile de se voiler la face, on se doute bien que Ricard, sponsor de la majorité des soirées étudiantes d’Euromed Marseille, apprécie sa jaune jeune clientèle !

Et JMBitch malgré cela ? Il ne s’en formalise pas, et garde ce bon esprit jovial qui le caractérise tant. Il trouve même les ressources nécessaires malgré ses courtes nuits pour raconter humblement le parcours accompli jusqu’à aujourd’hui sur le blog de l’aventure JMBitch… Et n’oubliez pas, l’alcool est à consommer avec modération, même si excès est beaucoup plus sympa !

PS : merci pour la dédicace (5’26), JM !

Étiquettes : , , , , ,
Une réponse à “Discorikar, histoire d’un buzz réussi”
  1. […] Une soirée folle en compagnie de ma famille, de mes amis, et de tous ceux qui m’ont soutenu dans ce projet fou, durant laquelle nous sommes revenus sur la réussite de JMBitch, et sur les techniques du buzz marketing appliqués à Discori***, dont El Gringo nous a fait une explication très détaillée sur son propre blog. […]

  2.