Ça y est, j’ai fait le grand saut. Agacé de constater la lenteur de mon pauvre laptop, épuisé de son voyage en Argentine durant lequel je l’ai fortement sollicité, j’ai tenté de procédé à un grand nettoyage, en vain. Mais l’idée d’un formatage complet n’était pas pour me séduire, trop contraignant de par le renouvellement de la clé de licence et la reprise à zéro de toutes les mises à jour Windows. Et puis… il y avait la menace Vista. Vista, que je ne peux me résoudre à adopter pour l’avoir déjà un peu manipulé, mais qui pourtant finira bien par prendre complètement le pas sur XP. Alors, j’ai voulu regarder vers de nouveaux horizons, et j’ai opté pour… Ubuntu !
Ayant découvert Linux après mon bac alors que je commençais mes études en ingénierie informatique, je dois avouer que j’étais resté sur une impression assez peu incitative. Interface graphique pauvre, terminal de commande (pour la plupart oubliées), interopérabilité avec les formats Microsoft inexistante, terminaux X à performances faibles, logiciels incompatibles, etc. Bref, j’étais habitué à Linux dans le cadre de mes projets universitaires, mais pas dans le cadre d’un usage quotidien.
Mais j’oubliais finalement que mon université mettait à la disposition des élèves un environnement de développement résolument minimal. Et je ne sais ce qui m’a poussé réellement à procéder au téléchargement puis à l’installation de Ubuntu dans sa version Hardy Heron (8.04), mais après quelques quelques clics sur mon tout nouveau bureau Gnome, mon appréhension a entièrement disparu, pour faire place à un sentiment de… liberté !
OK, l’installation m’a donné du fil à retordre à cause d’un potentiel risque que mon laptop soit tatoué. Mais le site de la communauté française des utilisateurs d’Ubuntu est extrêmement bien renseigné, et permet d’accompagner tout novice, depuis l’installation jusqu’à l’exploitation de son nouvel OS. Et ça en vaut le coup : pas de connexion réseau à « réparer », pas de mise à jour obligatoire visant à vérifier l’authenticité de sa clé de licence, un bureau double, une consommation CPU confortable, un partage réseau qui fonctionne dès le premier coup et qui est compatible Windows, et surtout, la possibilité d’utiliser les mêmes logiciels libres que sous Windows… Et pour les applications exclusivement compatibles avec Windows, il existe Wine, un émulateur Windows déconcertant. Vraiment, Ubuntu permet une transition en douceur, tremplin vers un OS entièrement personnalisé.
Car si vous pensiez que Linux était Linux comme Windows est Windows, vous avez tout faux : contrairement à Windows, le monde Linux offre des centaines de distributions et ce n’est pas le choix qui manque. Ce qui nous laisse parfois dans l’embarras quand il s’agit de choisir celle qui conviendra parfaitement à nos besoins. Pour pallier à cela, voici quelques comparatifs qui m’ont aidé à me décider pour une solution « user friendly » :
Et finalement, mon second PC qui n’avait aucun problème de performances s’est lui aussi retrouvé avec un dual boot Ubuntu/XP, à la veille de l’arrivée de la toute dernière version, Intrepid Ibex (8.10)…
Bulletins (RSS)
Ça veut dire quoi un PC « tatoué » ?
Tu t’enfonces de plus en plus dans la geek attitude…
Le héron robuste est à présent dans mon laptop. Par contre, la reconnaissance de ma clé USB Wifi Linksys m’a donné du fil à retordre
. Enfin, à la 1ère connexion, il y avait plus de 170 MAJ à faire
J’ai passé mes deux machines sous ubuntu seul pb bosser avec des gens qui bosse avec les produit adobe si tu vois ce que je veux dire.
quel bonheur de ne plus avoir cette merde de vista. D’ailleurs truc rigolo ma batterie avait une capacité de charge de 5mn sous vista, elle a retrouvé des couleurs sous ubuntu temps de charge entre 60 et 90 mn sans commentaire….
ps: désolé pour Marseille ça doit être dur de se faire massacrer par le PSG
Kiwi, le tatouage est un dispositif technique imposé dans des ordinateurs de certaines marques, développé de concert entre ces constructeurs et Microsoft. En théorie, il interdit à la version de Microsoft Windows livrée avec votre ordinateur d’être installée sur un autre ordinateur… Cependant, certains constructeurs ont profité du mécanisme pour rendre impossible l’installation d’un autre système d’exploitation que celui préinstallé. Ce qui est illégal en France, soit dit au passage, selon l’article L. 111-1 du code de la consommation.
Pat, en ce qui me concerne la carte Wifi intégrée a été acceptée sans problème. Pour les cartes externes, il y a des drivers à installer, facilement identifiables via le site ubuntu-fr.org. Quant aux mises à jour, tu n’es pas obligé de les accepter, elles sont disponibles, mais tu restes apte à gérer tes versions logicielles en fonction des performances de ta machine… Enfin, tu me diras à l’usage ce que tu en penses
Dul, pareil pour ma propre batterie, je suis passé d’une autonomie de 5 minutes à une bonne heure, même si Ubuntu n’arrive pas à estimer la charge restante. Et effectivement, c’est dur, surtout à domicile.
« Interface graphique pauvre, terminal de commande (pour la plupart oubliées), interopérabilité avec les formats Microsoft inexistante, terminaux X à performances faibles, logiciels incompatibles, etc. »
Et encore, dis-toi qu’à l’époque, y’avait déjà des années de travail d’adaptation de cette horreur à l’humain moyen ! On a limite été chanceux XD
grâce au boulot (SSLL oblige), j’ai moi aussi passé le pas et, pétard de mes aïeuls, pourquoi ai-je attendu d’y être poussé ?